Quotidien Shaarli
March 13, 2026
"J’ai de plus en plus de doutes sur l’écoconception. D’un côté, c’est un loisir de riches : elle exige des équipes, des moyens, une maturité organisationnelle et professionnelle importante. Je parle de la vraie écoconception, qui s’appuie sur des compétences et des profils qui sont, de fait, rares.
De l’autre côté, c’est un terme marketing complètement vidé de son sens. Tous les clients et toutes les clientes veulent de l’écoconception. Tous les prestas prétendent savoir en faire. C’est un outil de greenwashing (verdissement) qui donne au mieux bonne conscience.
La multiplication des référentiels et des normes n’aide pas (Green IT, Designer éthiques, RGESN, AFNOR 2201, Web Sustainability Guidelines, GR491). Il y a maintenant 6 standards en concurrence, selon la blague de XKCD (en anglais). [Mise-à-jour 2026 : maintenant c’est 7, avec le PWE]
On a besoin d’un référentiel pour apprendre à ne pas concevoir. À renoncer à produire. À faire avec ce qui est déjà là. Le référentiel qui manque, c’est celui pour renoncer à faire du neuf et à démanteler l’existant inutile."